Prisons saturées et justice engorgée : un débat national pour relancer l’usage des peines alternatives en Tunisie

En Tunisie, la surpopulation carcérale atteint un niveau inédit, tandis que près de la moitié des détenus sont encore en attente de jugement. Pour l’Instance nationale pour la prévention de la torture (INPT), la solution passe par un recours beaucoup plus large aux peines alternatives : des sanctions capables de désengorger les prisons, de réduire les coûts pour l’État et de limiter la récidive.
Cependant, leur mise en œuvre reste limitée en raison de textes juridiques restrictifs, du manque de structures adaptées et des lenteurs administratives, freinant leur adoption à grande échelle.
C’est autour de cette problématique que se réunissent aujourd’hui et demain les différentes parties prenantes, dans le cadre d’un débat organisé par l’INPT, afin de formuler des recommandations concrètes pour encourager le développement des peines alternatives et réduire le recours à la privation de liberté en Tunisie.
Abir Issaoui, vice-présidente de l’Instance nationale pour la prévention de la torture, au micro de Raja Ben Amara.





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