Sidi Bouzid mise sur le tourisme culturel, écologique et artisanal

Le ministre Sofiane Tekaya s’est rendu sur place, samedi 16 mai 2026, accompagné du gouverneur Fayçal Bessaoudi et du président de la Fédération tunisienne interprofessionnelle du tourisme, Walid Trigtar, selon un communiqué publié par le ministère du Tourisme sur sa page Facebook.
Des sites qui n’attendent que d’être découverts
La tournée a débuté par le Borj, un site archéologique romain situé dans la délégation de Bir El Hafey. Sa valeur historique pourrait en faire un point d’appui pour le tourisme culturel, à condition de mieux le protéger et de renforcer sa visibilité.
Autre étape : le Village artisanal de Sidi Bouzid, où les ateliers de transformation du bois d’olivier illustrent le potentiel économique de l’artisanat local. Selon les données rapportées par la TAP, cette production, entièrement destinée à l’export, génère environ 4 millions de dinars de revenus par an. Une filière qui pourrait gagner en visibilité si elle était mieux intégrée dans un circuit touristique régional.
Bouhedma et Aïn Haddaj, deux atouts encore confidentiels
C’est sans doute sur le terrain du tourisme écologique que le potentiel apparaît le plus prometteur. L’oasis montagneuse d’Aïn Haddaj, dans la délégation de Menzel Bouzaïane, figure parmi les sites susceptibles d’alimenter une offre de tourisme oasien, environnemental et alternatif.
Le Parc national de Bouhedma, dans la délégation de Mezzouna, fait également partie des espaces naturels appelés à être davantage valorisés. Encore peu présent dans les circuits touristiques classiques, il pourrait devenir l’un des points forts d’une offre régionale tournée vers la nature, les familles et les visiteurs en quête d’expériences moins conventionnelles.
Relier les points pour construire une destination
L’enjeu n’est donc plus seulement d’identifier ces sites, mais de les connecter. Le ministère plaide pour la mise en place d’un circuit touristique régional capable de fédérer ces différents atouts, avant une éventuelle intégration dans des itinéraires plus larges à l’échelle du Centre-Ouest.
Formation de guides locaux issus de la région, développement de l’hébergement alternatif, amélioration de la signalétique, simplification des démarches pour les jeunes porteurs de projets : plusieurs chantiers restent ouverts.
Pour Sidi Bouzid, le défi consiste désormais à passer d’un potentiel dispersé à une destination lisible. Non plus seulement un territoire que l’histoire politique a placé au cœur du récit national depuis le 17 décembre 2010, mais aussi un lieu que l’on choisit de découvrir.




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