Reboiser trop vite après les incendies peut fragiliser davantage les forêts. La Direction des forêts mise d’abord sur la régénération naturelle

Après l’incendie qui a ravagé une partie de la forêt de Ghar El Melh, l’heure est désormais à l’évaluation des dégâts. Une équipe technique de la Direction générale des forêts s’est rendue sur place pour déterminer les superficies touchées et les interventions urgentes à engager.
La priorité sera notamment de protéger les sols contre l’érosion, avant le lancement d’un programme de réhabilitation et de reboisement adapté aux caractéristiques naturelles de la région.
À Ghar El Melh comme ailleurs, la restauration des forêts brûlées devra toutefois se faire sans précipitation. La Direction générale des forêts estime qu’une plantation immédiate pourrait fragiliser davantage les sols et perturber leur régénération naturelle. Durant la première année, la priorité sera donc de sécuriser les zones touchées, retirer le bois brûlé et limiter l’érosion.
Le reboisement artificiel n’interviendra qu’en cas d’échec de la régénération naturelle, avec une priorité donnée à des espèces diversifiées et plus résistantes au changement climatique. Entre mai et juillet, les incendies ont ravagé 4 400 hectares de forêts, contre 2 705 hectares sur la même période l’an dernier.





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