Iran–États-Unis : l'escalade militaire s'intensifie malgré les appels à la reprise du dialogue

La tension continue de monter entre les États-Unis et l'Iran. Au moins sept personnes ont été tuées et neuf autres blessées dans des frappes américaines visant des infrastructures civiles en Iran, selon les autorités iraniennes. Les bombardements auraient touché deux ponts, un aéroport et une gare situés dans le sud du pays, à proximité du détroit stratégique d'Ormuz.
En représailles, les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé avoir détruit, ce matin, deux sites de radars américains à Oman, sur la rive sud du détroit d'Ormuz, élargissant ainsi le théâtre des tensions dans la région du Golfe.
Dans ce contexte, la Jordanie a annoncé avoir intercepté trois missiles lancés depuis l'Iran. L'armée jordanienne a précisé que ces interceptions n'ont causé ni victime ni dégât sur son territoire.
Sur le plan diplomatique, le Pakistan, qui assure une médiation entre Téhéran et Washington, a exhorté les deux parties à mettre fin aux violences et à reprendre les négociations, après l'échec du protocole d'accord conclu à la mi-juin. Toutefois, le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, a estimé qu'un accord « n'a de sens que lorsque ses clauses sont valides et appliquées ».
De son côté, la Maison-Blanche maintient qu'une solution diplomatique reste envisageable. Sa porte-parole a déclaré que Donald Trump demeure ouvert à la négociation, ajoutant que les autorités iraniennes ont fait savoir au président américain qu'elles souhaitaient toujours parvenir à un accord.
Malgré cette escalade, les marchés restent relativement calmes. Le trafic maritime s'est toutefois ralenti dans le détroit d'Ormuz, passage essentiel pour le commerce mondial du pétrole, tandis que le baril de Brent évoluait autour de 85 dollars.
Enfin, le vice-président américain JD Vance a vivement critiqué Israël, l'accusant de chercher à faire échouer les discussions avec l'Iran. Selon lui, Tel-Aviv « a dépensé une fortune pour tenter de saper les négociations et de discréditer quiconque cherchait à parvenir à un accord », illustrant les divergences qui persistent au sein des alliés de Washington sur la gestion de la crise.




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