L’Entrepreneuriat Scientifique en Tunisie : Vers une Souveraineté Technologique Durable


​La science ne doit plus rester confinée aux laboratoires ; elle est devenue un pilier de la souveraineté nationale. 
À l’occasion du Symposium tuniso-québécois sur l’entrepreneuriat scientifique tenu à Tunis du 26 au 28 janvier 2026, experts et chercheurs ont débattu des pistes possibles pour transformer les connaissances académiques en solutions économiques concrètes.

Le Récap de RTCI | VENDREDI 30 JANVIER 2026

​L'entrepreneuriat scientifique est bien plus qu'un concept à la mode : c'est un levier de développement économique majeur.

Lors de ce symposium co-organisé par l'Agence Nationale de la Promotion de la Recherche scientifique (ANPR) et le bureau du Québec à Rabat, plus de 350 participants, dont des directeurs de centres de recherche et des présidents d'université, se sont réunis pour discuter de la transformation des résultats de recherche en produits innovants.


​Les trois piliers de la valorisation de la recherche

Dans une interview ce vendredi 30 janvier 2026, au micro de Zied Mahjoub, dans le “Récap de RTCI”, Professeur Chedly Abdelli, le directeur général de l’ANPR, a identifié trois axes stratégiques indispensables pour que l'innovation passe de l'idée au marché.

​La Propriété Intellectuelle (PI) : Garantir la protection des découvertes pour permettre leur commercialisation sécurisée.

​L’Incubation et l’Accompagnement : Soutenir les chercheurs pour qu'ils deviennent des chefs d'entreprise.
À ce titre, la collaboration avec le Québec permet de s'inspirer de modèles comme Centech, classé parmi les 10 meilleurs incubateurs au monde.

​L'accélération : Déployer des infrastructures capables de faire passer un prototype de laboratoire à une production industrielle.​

Une coopération Tunisie-Québec tournée vers l'avenir

​Si la coopération entre la Tunisie et le Québec date de 45 ans, elle a pris un tournant décisif l'année dernière.

L'accent est désormais mis sur la recherche collaborative et la création de startups.

​La Tunisie occupe une position de leader sur le continent : elle est première en Afrique en termes de nombre de chercheurs et de production scientifique par million d'habitants.
Pourtant, le défi reste la "transformation" : transformer ce savoir en valeur ajoutée pour limiter la fuite des cerveaux et réduire la dépendance technologique vis-à-vis de l'étranger.

​Les secteurs prioritaires pour répondre aux défis

Selon le directeur général de l’ANPR, Chedly Abdelli, la recherche scientifique tunisienne se concentre sur des domaines à fort impact, ​face aux crises actuelles, notamment la thématique relative au ​changement climatique et l’Énergie.

L’accent devra être mis également sur d’autres secteurs qui représentent un défi de taille en Tunisie, à savoir le scteur de la ​santé et Industrie Pharmaceutiques, à travers la valorisation des bioressources locales (plantes, micro-organismes) pour créer des antioxydants et des médicaments "Made in Tunisia".

​Lever les freins : L'appel au secteur privé

​Malgré un potentiel immense, l'investissement privé dans la recherche reste insuffisant. 
Professeur Chedly Abdelli souligne la nécessité d'incitations financières pour encourager les entreprises à collaborer avec les laboratoires.

​« Les entreprises doivent être convaincues de l'apport de la recherche dans leur développement. Des incitations financières, sur le modèle québécois, sont essentielles pour rapprocher ces deux mondes. »

​Conseils clés pour booster l'écosystème scientifique

​Pour consolider la position de la Tunisie, une série de recommandations a été présentée à l’issue de l’évènement de cette semaine :

​Cultiver l'esprit entrepreneurial dès le plus jeune âge (écoles et universités).

​Orienter la recherche vers des problématiques réelles identifiées par des partenaires socio-économiques.

​Adapter les statuts des chercheurs pour reconnaître et valoriser le dépôt de brevets et la création de spin-offs.

​Créer des cellules de veille technologique au sein des entreprises publiques pour détecter les résultats de recherche exploitables.

​L'entrepreneuriat scientifique est le moteur qui permettra à la Tunisie de passer d'une économie de services à une économie du savoir.

En misant sur la recherche collaborative et le soutien aux jeunes créateurs, le pays pose les jalons de sa future indépendance technologique.

 

Lien de l’interview :
https://youtu.be/QWE2kOCN6i0?si=t9by80mgyoT7H17j

 

Par Zied Mahjoub
 
 

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